Nous avons appris avec regret l’annulation du débat entre listes de gauche, écologistes et citoyennes à l’initiative de Grenoble Alpes Collectif.
Nous avions répondu positivement à cette invitation, convaincu·es de l’utilité de ce moment pour permettre aux Grenobloises et aux Grenoblois de mieux comprendre les visions, les priorités et les différences entre les listes qui sollicitent leur confiance. Le débat public est une composante essentielle de la vie démocratique. Il permet la confrontation des idées et la clarification des projets.
Malheureusement, le refus de Laurence Ruffin et d’Allan Brunon de participer à ce débat a rendu sa tenue impossible.
Ce qui est préoccupant, c’est que Laurence Ruffin semble s’inscrire dans la continuité des pratiques de la majorité sortante. Nous avons pu constater ses absences régulières aux débats organisés par les Unions de quartier, pourtant au cœur de la vie démocratique locale. Elle était également absente de la réunion publique organisée par Civipole et le CLUQ. Depuis plusieurs années, de nombreux·ses habitant·es, collectifs et associations dénoncent un affaiblissement du dialogue avec la majorité sortante. La verticalité et la brutalité de certaines décisions ainsi que la raréfaction des espaces de dialogue démocratique ont contribué à creuser la distance entre la municipalité et les Grenoblois·es.
Une élection municipale ne peut pas se dérouler sans débat. Refuser la confrontation des projets, c’est empêcher les habitant·es de faire un choix pleinement éclairé. On ne peut pas prétendre vouloir gouverner Grenoble et refuser d’en débattre publiquement.
Avec Grenoble Capitale Citoyenne, nous avons un cap clair : transparence, proximité et respect des électeur·ices. Réinstaurer une véritable démocratie locale fait partie de notre projet.
Nous resterons pleinement disponibles pour participer à tout débat permettant de présenter nos propositions, d’en discuter les implications concrètes et de contribuer à un choix démocratique éclairé.