Nous avons souhaité réagir suite à la parution dans le journal Le Monde jeudi 19 février d’un article : Municipales à Grenoble : le retour d’Alain Carignon tend la campagne.
Interrogés, nous avons pu exprimer notre combat sans ambiguïté contre un retour possible d’Alain Carignon et de la droite à la Ville de Grenoble.
Toutefois nous avons été abasourdis de découvrir les propos dans ce même article de certains candidats de droite.
À commencer par les déclarations de M. Alain Carignon sur le thème de la sécurité :
« Piolle a appelé les migrants à venir. Il loge les Roms, accueille les Albanais, on a tous les gangs, Grenoble est en proie aux affrontements ethniques et à la ghettoïsation des quartiers, les gens ont peur pour leurs enfants à cause des tirs de mortier. Les narcos ont le pouvoir, ils gangrènent la ville. »
Associer immigration et insécurité relève d’un réflexe raciste nauséabond et d’une logique d’amalgames et de stigmatisations indignes du débat démocratique. Grenoble est depuis toujours une terre d’accueil, et cette diversité est au cœur de notre identité. Loin des caricatures, elle est une force concrète. Opposer les Grenoblois·es entre eux est non seulement dangereux, mais contraire à l’histoire et à l’identité même de notre ville.
Quant à M. Hervé Gerbi, nous avons également été choqués par ses propos :
« Carignon est à la politique ce que Bertrand Cantat [condamné à huit ans de prison pour le meurtre de Marie Trintignant] est à la musique. Je ne confonds pas réhabilitation judiciaire et réhabilitation morale. »
En France, une femme meurt tous les deux jours en raison de son genre. En 2003, Bertrand Cantat a commis un féminicide. Les violences patriarcales sont un sujet extrêmement grave, qui ne peut en aucun cas faire l’objet d’un “bon mot” politique.
Avec Grenoble Capitale Citoyenne, nous menons une campagne honnête et respectueuse de tous·tes les habitant·es, loin des grandes déclarations populistes. Nous refusons le contexte national actuel qui incite à la violence en politique et appauvrit le débat démocratique. Nous condamnons toutes les formes de violence et appelons les autres listes à modérer cette violence instrumentalisée comme outil de visibilité.